Programmation

Prenez note que les activités se dérouleront à trois endroits : il faudra prendre soin de vous diriger au bon lieu, au bon moment!

(Télécharger l’horaire en PDF)


Jeudi 10 août 2017

15 h 00 – Ouverture et mot de bienvenue au Griendel (site des conférences et ateliers jusqu’à 18 h 45)

15 h 45 – La vie musicale en Nouvelle-France

par Alex Tremblay Lamarche

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traversée entre la Nouvelle-France et la France prend plusieurs semaines. La vie musicale se développe donc ici avec ses propres particularités en parallèle avec celle de l’Europe. L’éloignement, des ressources de moindre ampleur et le contact avec les Amérindiens donnent lieu à une vie musicale propre au contexte colonial. La conférence sera agrémentée d’extraits musicaux de l’époque.

16 h 30 – Un état incertain : les « presque veuves » à l’heure de la Conquête

par Louise Lainesse

On connaît bien la Conquête sous l’angle des batailles et des stratégies militaires, mais qu’en est-il de ses répercussions directes sur la population civile de la Nouvelle-France? En étudiant les « presque veuves » (des femmes dont le mari a été fait prisonnier ou porté disparu), nous verrons quelles stratégies ont été employées par ces femmes nouvellement chef de famille afin d’assurer leur survie et celle de leurs enfants, malgré la grande ambigüité liée à leur situation…

17 h 15 –  De la tête aux pieds: uniforme et armement du soldat des Compagnies franches de la Marine

par Samuel Venière

Le soldat marche vers la mort vêtu à la dernière mode du gentilhomme: cravate et justaucorps, ruban de soie aux cheveux, et tue avec une élégance qui n’a d’égal que celle de son maniement d’armes. Atelier sur le vêtement militaire avec description de ses composantes et démonstration des armes réglementaires, de leur fonctionnement, leur entretien et leur maniement.

18 h 00 – Boire et manger à l’époque de Champlain

par Catherine Ferland

Dès leur installation dans la vallée du Saint-Laurent, les colons d’origine française s’efforcent de recréer une table familière, avec des mets et des boissons qu’ils apprécient. Les premiers temps, le recours aux aliments autochtones est indispensable, mais qu’en est-il après une génération? Portrait du garde-manger de la Nouvelle-France au 17e siècle.

18 h 45 – Déplacement vers le Centre Édouard-Lavergne (site des activités pour le reste de la soirée)

19 h 00 – Formule salon

Discussion et échanges libres sur les recherches actuelles.
Vente de livres sur la Nouvelle-France

19 h 30  – Silence, on tourne! Coup d’œil sur la Nouvelle-France au cinéma

Venez visionner des extraits de films portant sur le Régime français en Amérique et découvrez les bijoux et les citrons selon un panel d’historiens et d’archéologues qui commenteront… non sans humour! Animé par l’historien Joseph Gagné.

Ceux et celles qui le désirent sont invités à revenir au Griendel pour discuter en prenant une bière.

 


Vendredi 11 août 2017

16 h 15 – Accueil des participants au Griendel (site des conférences et ateliers jusqu’à 18 h 45)

16 h 30 – Et si c’était vrai ? Le roman historique, entre fiction et faits

par Diane Lacombe

Comment travaille un romancier historique ? À partir d’un minimum d’informations, comment procède-t-on pour décrire et faire vivre aux personnages principaux un quotidien vieux de trois siècles, sans trahir leur mémoire et l’Histoire ? À partir de sa propre expérience d’écriture d’œuvres de fiction historique et de romans épistolaires, découvrons comment une romancière a procédé pour décrire la vie en Nouvelle-France dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

17 h 15 – La Canadienne de 1750 sous toutes ses coutures

par Geneviève Bergeron

L’habillement de la Canadienne des dernières années du Régime français est un exemple d’adaptation de la mode française à l’environnement et au climat de la vallée du Saint-Laurent. Sous ses jupons, la Canadienne est une femme fière, coquette et pratique. Chaque morceau a son utilité et sa raison d’être, qu’il soit confectionné dans une soie brodée ou dans une modeste toile de coton. Alors qu’elle s’habille à la mode 1750, la conférencière présentera la Canadienne sous toutes ses coutures!

18 h 00 – Faire et boire de la bière en Nouvelle-France

par Catherine Ferland

On commence très tôt à brasser de la bière dans la colonie. En plus de la célèbre brasserie de l’intendant Talon, plusieurs communautés religieuses ainsi que des brasseurs professionnels ont produit cette boisson aux 17e et 18e siècles. Quels ingrédients utilisait-on? Comment s’organisait toute cette activité brassicole? Comment se positionnait la bière par rapport aux autres boissons consommées en Nouvelle-France?

18 h 45 – Déplacement vers le Centre Édouard-Lavergne (site des conférences et activités pour le reste de la soirée)

19 h 00 – Louis Hébert et Marie Rollet, première famille française en Nouvelle-France 

par Éric Dussault

C’est en 1617 que Louis Hébert, sa femme Marie Rollet et leurs trois enfants (Anne, Guillemette et Guillaume) débarquent en Nouvelle-France. La famille arrive à Tadoussac le 14 juin, après 12 semaines de navigation éprouvante, puis se rend à Québec pour s’installer sur une terre en haute ville. Apothicaire passionné par la nature, Hébert sera aussi le premier botaniste de la colonie, tandis que Rollet enseignera le calcul, la lecture et l’écriture à ses enfants et aux fillettes amérindiennes. Une conférence qui permettra de découvrir le destin de ces pionniers de la Nouvelle-France.

19 h 45 – Dans la peau d’une Fille du Roy : récit d’une expérience

par Nathalie Dion

En 2013 avait lieu le 350e anniversaire de l’arrivée du premier contingent Filles du Roy en Nouvelle-France. La Société d’histoire des Filles du Roy avait alors rassemblé 36 femmes pour personnifier les 36 Filles arrivées en 1663. Prenant part à un véritable pèlerinage de mémoire qui les a conduites de La Rochelle jusqu’à Montréal, en passant par Tadoussac et bien sûr Québec, découvrons comment cette expérience a profondément marqué l’une de ces femmes d’aujourd’hui, alors qu’elle incarnait l’une d’hier.

Ceux et celles qui le désirent sont invités à revenir au Griendel pour discuter en prenant une bière.

 


Samedi 12 août 2017

14 h 45 – Accueil des participants au Griendel (site des conférences et ateliers jusqu’à 18 h 45)

15 h 00 – Jean Talon, «l’incomparable intendant»

par Dave Corriveau

Si le nom de Jean Talon résonne dans tous les manuels d’histoire, son histoire demeure pourtant nébuleuse pour beaucoup d’entre nous. D’où vient-il? Quel fut son parcours avant d’arriver au Canada? Dans quel contexte s’inscrit son intendance et pourquoi considère-t-on son action déterminante pour le développement de la colonie française en Amérique? Quel sera son destin à son retour en France?

15 h 45 – La vie militaire au temps de Montcalm

par Samuel Venière

Qui sont ces hommes qui se portent à la défense de la Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans? Miliciens, réguliers et troupes coloniales n’appréhendent pas la guerre de la même façon. D’où viennent-ils? De quoi se compose alors le quotidien de ces hommes anonymes, qui ne laissèrent que peu de traces dans l’histoire? Un bref tour d’horizon de la vie du soldat en Nouvelle-France.

16 h 30 – Commerces et marchands du Canada : une étude de cas

par Cathrine Davis

Cette communication focalisera sur les sceaux de plomb associés aux textiles du sud-ouest de la France et les détails qu’ils nous révèlent sur les producteurs et négociants qui approvisionnaient la Nouvelle-France. Nous parlerons spécialement des activités des familles de Montauban et des artefacts méconnus qui les concernent. Découvrez ainsi le commerce des textiles au XVIIIe siècle et un monde atlantique plus lié qu’on ne le pense!

17 h 15 – Une guerre « sur le pied européen »? La guerre de siège en Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans

par Michel Thévenin

À partir de 1756, la France envoie un nombre jusque-là inégalé de soldats réguliers dans ses colonies nord-américaines. Ces troupes professionnelles sont commandées par des officiers imprégnés de pratiques et cultures militaires européennes. Malgré les obstacles rencontrés en Nouvelle-France, ces officiers tentent d’imposer leur manière de combattre à un continent possédant ses propres spécificités. Voyons comment ce modèle militaire particulier qu’est la guerre de siège sera appliquée par l’armée française en Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans.

18 h 00 – Boire et manger à l’époque de l’intendant Hocquart

par Catherine Ferland

Dans les années 1730 et 1740, la colonie vit une belle période de paix et de prospérité. Les navires arrivent régulièrement au port de Québec, chargés de vin et de denrées importées, tandis que les champs, jardins et potagers permettent de produire beaucoup de nourriture… sans oublier la chasse, la pêche et l’élevage qui fournissent de quoi garnir les chaudrons! Pendant cette période faste de notre histoire, que trouve-t-on dans les verres et les assiettes, depuis le simple paysan jusqu’au noble?

18 h 45 – Déplacement vers le Centre récréatif Saint-Roch (site des conférences et activités pour le reste de la soirée)

19 h 00 – «Courir l’allumette» et autres mœurs sexuelles en Nouvelle-France

par Éric Dussault

Nos ancêtres, tout comme nous, appréciaient les plaisirs de l’amour! Qu’ils aient été légitimes ou pas, l’Histoire en a conservé des traces. Si les soldats s’attiraient la faveur de bien des femmes en Nouvelle-France, les gentilshommes ne se gênaient pas pour butiner hors de leur classe sociale… L’État et l’Église se méfiaient de ces manières jugées licencieuses et, surtout, des désordres que le libertinage risquait d’occasionner : les mœurs des coureurs de bois étaient particulièrement dans leur mire, tout comme les relations avec les populations amérindiennes.

19 h 45 – Moulin à paroles : on tend le micro à la Nouvelle-France!

Un événement éclaté où, à tour de rôle, des participants (historiens ou non) viennent présenter en 3 ou 4 minutes un document de leur choix, qu’il s’agisse de correspondance, une image ou gravure, un extrait de loi, une pièce archéologique… Une grande diversité de thèmes dans un laps de temps très court : voilà de quoi «amener de l’eau au moulin» et démarrer bien des conversations! Animé par Heidi Gervais. Pas besoin de s’inscrire : présentations spontanées encouragées.

 


Dimanche 13 août 2017

16 h 15 – Accueil des participants au Griendel (site des conférences et ateliers jusqu’à 18 h 45)

16 h 30 – S’initier à la paléographie

par Joseph Gagné

L’atelier introduira les rudiments de la lecture de manuscrits d’époque. L’activité mettra de l’avant des astuces et des techniques nécessaires afin de dépouiller un texte moderne (17e-18e). Les outils disponibles au chercheur pour améliorer ses compétences en paléographie seront également discutés. La session se terminera avec quelques exercices de pratique.

17 h 15 – L’anglicisation de la société canadienne au lendemain de la Conquête

par Alex Tremblay Lamarche

Dès l’arrivée des Britanniques dans la colonie, les Canadiens tournent leur regard vers Londres et adoptent certaines des coutumes et des mœurs qui y ont cours. Cette conférence propose de se pencher sur la pénétration des pratiques culturelles britanniques dans la société canadienne (et les réactions qu’elles suscitent) à compter des lendemains de la Conquête en s’attardant à des sujets tels que l’alimentation, la mode et l’architecture.

18 h 00 – L’intendant en Nouvelle-France : juge, politicien ou administrateur

par Marie-Eve Ouellet

Numéro deux de l’administration coloniale après le gouverneur général, l’intendant est chef de la justice en plus d’être responsable de la police et des finances. Mais une fois l’intendant placé dans l’organigramme, un flou demeure : quelle est la nature de son pouvoir et quelles sont les tâches qui l’occupent concrètement ? Pour y répondre, cette conférence présentera l’intendant à travers les outils qui sont à sa disposition pour accomplir sa mission de juge, d’informateur et de conseiller de l’administration monarchique.

18 h 45 – Déplacement vers le Centre récréatif Saint-Roch (site des conférences et activités pour le reste de la soirée)

19 h 00 – Comment l’archéologie et l’histoire peuvent aider la reconstitution historique

Par Cathrine Davis

Et vice versa! Explorez les outils de recherche utilisés par les reconstituteurs historiques et comment les archéologues et historiens travaillent avec ces passionnés pour recréer le passé… aujourd’hui. Apprenez aussi comment la reconstitution historique aide les historiens et archéologues à enseigner l’histoire de la Nouvelle-France au grand public. Explorez enfin quelques exemplaires des succès d’une telle coopération.

19 h 45 – Clôture des Rendez-vous d’histoire de la Nouvelle-France

20 h 00 – Griendel Super Quiz – spécial Nouvelle-France… mais pas seulement

 

(Télécharger la grille horaire en PDF)